Exposition Sumie – Cristina Thézé-Zanetti

Depuis l’enfance j’ai aimé dessiner et peindre, plus que tout autre langage. Puis, jeune adulte, j’ai étépassionnée par la photographie argentique.
Le yoga – j’enseigne depuis 10 ans au Mans – et la méditation m’ont amenée vers la peinture à l’encre de Chine sur papier de riz. Cet art, appelé Tchan en Chine, et Sumi-e au Japon, est à la fois un art pictural et une technique de méditation.
C’est l’art des contemplatifs de la beauté de la nature ; il cherche la simplicité, l’essentiel, et, pour cela, suggère plus qu’il ne décrit, laissant toujours sa place au vide.
La simplicité du style peut être poussée à l’extrême, dans la composition et dans l’économie des traits. Cette simplicité apparente est très exigeante. Sur le papier de riz chaque trait laisse une trace indélébile. Impossible à corriger. Comme chaque présent est sans retour en arrière. L’apprentissage est lent ; il se fait toujours en copiant les oeuvres des maîtres du passé. Les matériaux utilisés sont nobles, naturels, faits manuellement.
Le Sumi-e n’est pas réalisable avec du papier fait industriellement, ou des pinceaux et encres synthétiques. Les sceaux complètent la peinture. Le sceau carré est la signature du peintre. D’autres sceaux d’agrément peuvent être ajoutés, avec des significations diverses, selon le souhait de l’artiste. Autrefois il n’était pas rare que l’acheteur appose aussi son propre sceau.
Pour fixer l’encre et assurer la conservation de l’oeuvre, les peintures doivent être marouflées (encollées sur une autre feuille de papier de riz), puis elles sont traditionnellement montées en rouleaux. En occident, elles sont souvent mises sous cadre .

Cristina Thézé-Zanetti

Jusqu’au samedi 19 octobre 2019

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